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Économie Sociale d'insertion
’Insertion socioprofessionnelle (ISP) fait partie du champ de l’économie sociale, mais l’économie sociale ne se résume pas à l’ISP. Or, la maturité de nos projets d’ISP nous conduit naturellement à nous interroger sur le lien à l’emploi et sur nos capacités à devenir créateurs d’emplois tout en renforçant la promotion de nos valeurs. En Wallonie et à Bruxelles, certains centres AID ont franchi le cap, et se sont lancé dans le développement d’entreprises d’économie sociale sous la forme d’EI ou d’ILDE.

Les projets d’économie sociale qui s’inscrivent dans le réseau AID (très souvent au départ d’activités ISP préexistantes), participent à la même dynamique et à la poursuite des mêmes finalités que celles qui ont guidé la création des AID de type « ISP ». Soit des actions intégrées (localement, régionalement, nationalement et trans-nationalement) pour soutenir et participer à un développement alternatif : égalitaire (promouvant l’émancipation individuelle et collective des plus pauvres, en matière de participation citoyenne, culturelle et économique) et écologiquement soutenable.

Par ailleurs, si la question de la répartition de la plus value économique, est un élément important de l’économie sociale, pour nous, cela n’est pas suffisant. Il nous emble aussi capital de répondre aux questions de plus-value sociale, de conditions de travail, de démocratie, d’éthique, de cohérence par rapport à des objectifs et par rapport à des valeurs,… Il s’agit également de se trouver dans le marché et donc de ne pas participer à sa dérégulation.

Il y a donc un enjeu réel à développer des critères pertinents qui permettent à l’économie sociale de sortir d’une vision généraliste, voire imprécise dans laquelle les projets profitent parfois seulement d’un effet d’aubaine et, sans que jamais ne puisse s’affirmer le caractère spécifique et novateur de l’économie sociale. Nous croyons que les contours de l’économie sociale gagnent à être précisés par rapport à l’économie dite classique.

Nous pensons que l’économie sociale a un rôle particulier d’entraînement d’une dynamique, de services aux populations à faibles revenus.

Les conditions pour pouvoir développer une entreprise d’économie sociale supposent donc de pouvoir appuyer le projet sur deux piliers :

• Un projet économique réaliste et « viable »
• Une « plus-value » sociale.

Il n’est en effet pas question pour nous de cesser de prospecter un modèle de développement durable empreint de justice sociale, pas plus que l’on ne souhaite effectuer ce travail de façon artificielle, sans référence à la réalité économique. Notre modèle ne sera en effet crédible que s’il propose un contre argumentaire réaliste et concret à celui de l’économie capitaliste.

Avant de s’embarquer dans la mise en œuvre d’une activité en économie sociale une étude de faisabilité doit donc être réalisée dans les deux champs, pour en mesurer la pertinence économique et la pertinence sociale.

Le réseau AID soutien donc de façon active ces projets d’économie sociale. Au départ par un investissement particulier en fonction des besoins respectifs. Mais aujourd’hui, la multiplication d’initiatives concrètes et le nombre croissants de centres manifestants des intentions en la matière, nous poussent à réfléchir à une offre de service collective. Il va de soi, que la mise en partenariat des projets est une fonction intrinsèque d’un réseau dans une perspective de complémentarité et de renforcement mutuel. Toutefois, nous souhaitons aller plus loin et offrir une palette de services articulée à ceux déjà rendus par les opérateurs d’économie sociale déjà en place.

 
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