Les projets d’économie sociale
qui s’inscrivent dans le réseau AID (très
souvent au départ d’activités ISP préexistantes),
participent à la même dynamique et à
la poursuite des mêmes finalités que celles
qui ont guidé la création des AID de type
« ISP ». Soit des actions intégrées
(localement, régionalement, nationalement et trans-nationalement)
pour soutenir et participer à un développement
alternatif : égalitaire (promouvant l’émancipation
individuelle et collective des plus pauvres, en matière
de participation citoyenne, culturelle et économique)
et écologiquement soutenable.
Par ailleurs, si la question de la répartition
de la plus value économique, est un élément
important de l’économie sociale, pour nous,
cela n’est pas suffisant. Il nous emble aussi capital
de répondre aux questions de plus-value sociale,
de conditions de travail, de démocratie, d’éthique,
de cohérence par rapport à des objectifs et
par rapport à des valeurs,… Il s’agit
également de se trouver dans le marché et
donc de ne pas participer à sa dérégulation.
Il y a donc un enjeu réel à
développer des critères pertinents qui permettent
à l’économie sociale de sortir d’une
vision généraliste, voire imprécise
dans laquelle les projets profitent parfois seulement d’un
effet d’aubaine et, sans que jamais ne puisse s’affirmer
le caractère spécifique et novateur de l’économie
sociale. Nous croyons que les contours de l’économie
sociale gagnent à être précisés
par rapport à l’économie dite classique.
Nous pensons que l’économie sociale a un rôle
particulier d’entraînement d’une dynamique,
de services aux populations à faibles revenus.
Les conditions pour pouvoir développer
une entreprise d’économie sociale supposent
donc de pouvoir appuyer le projet sur deux piliers :
• Un projet économique réaliste et «
viable »
• Une « plus-value » sociale.
Il n’est en effet pas question pour
nous de cesser de prospecter un modèle de développement
durable empreint de justice sociale, pas plus que l’on
ne souhaite effectuer ce travail de façon artificielle,
sans référence à la réalité
économique. Notre modèle ne sera en effet
crédible que s’il propose un contre argumentaire
réaliste et concret à celui de l’économie
capitaliste.
Avant de s’embarquer dans la mise
en œuvre d’une activité en économie
sociale une étude de faisabilité doit donc
être réalisée dans les deux champs,
pour en mesurer la pertinence économique et la pertinence
sociale.
Le réseau AID soutien donc de façon
active ces projets d’économie sociale. Au départ
par un investissement particulier en fonction des besoins
respectifs. Mais aujourd’hui, la multiplication d’initiatives
concrètes et le nombre croissants de centres manifestants
des intentions en la matière, nous poussent à
réfléchir à une offre de service collective.
Il va de soi, que la mise en partenariat des projets est
une fonction intrinsèque d’un réseau
dans une perspective de complémentarité et
de renforcement mutuel. Toutefois, nous souhaitons aller
plus loin et offrir une palette de services articulée
à ceux déjà rendus par les opérateurs
d’économie sociale déjà en place.